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@ -1,6 +1,6 @@
include ../pandoc-opts.mk
SOURCES_2 = tutorial-2.md setup.md maatma.md what.md vitrine.md nameserver.md
SOURCES_2 = tutorial-2.md setup.md maatma.md what.md netfilter.md anssi.md vitrine.md nameserver.md
SOURCES_ANSIBLE = tutorial.md ansible.md deploiement-svc.md rendu.md

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44
tutorial/ansible/anssi.md Normal file
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@ -0,0 +1,44 @@
Durcir les configurations de base
---------------------------------
Le pare-feu va vous aider à être moins susceptible d'attirer l'attention en
présentant des scans épurés, et en n'exposant exclusivement que les ports
nécessaires, aux bonnes personnes. Mais vous allez sans doute devoir présenter
un certain nombre de services à Internet. Il convient donc de sécuriser au
mieux ces services.
Avant même de regarder service par service, il est important de passer en revue
la configuration du système d'exploitation en lui-même.
Un bon point de départ pour faire cela est de suivre les recommandations de
l'ANSSI que vous jugez adaptées à votre déploiement :\
<https://www.ssi.gouv.fr/guide/recommandations-de-securite-relatives-a-un-systeme-gnulinux/>
![Le guide de recommandations de l'ANSSI fait référence](linux_configuration-fr.jpg){width=30%}
::::: {.question}
#### Quel niveau de durcissement choisir ? {-}
Vous devriez viser un niveau de durcissement **minimal** selon la
classification de l'ANSSI.
Par ailleurs, les recommandations 1 à 8 et 28 ne sont pas applicables ici puisque
vous êtes dans une machine virtuelle, et le bootloader est figé sur l'ISO. Mais
peut-être que vous devriez songer à appliquer ces recommandations à vos propres
machines.
:::::
::::: {.exercice}
Faites le tour des configurations afin de vous assurer qu'elles sont
suffisamment durcies. Pensez à noter vos changements, vous devrez les
reporter dans un fichier au prochain TP !
:::::
Outre la difficulté supplémentaire qu'un attaquant aura à pénétrer un système
correctement configuré, les scans automatiques auront également moins
d'informations à afficher car la récolte d'empreinte sera d'autant plus
difficile (par exemple si un logiciel n'expose pas son numéro de version).

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@ -12,8 +12,8 @@ Ce service vous est proposé à titre éducatif. Vous savez
combien Internet peut être un milieu hostile, il est donc de votre devoir de ne
pas tenter le diable et de prendre toutes les mesures qui s'imposent pour vous
protéger en conséquence. D'autre part, il va de soi que ce service vous est
fourni en échange de votre consentement à ne pas l'utiliser d'une manière
condamnable (mais libre à vous de tester la plate-forme en elle-même).
fourni en échange de **votre consentement à ne pas l'utiliser d'une manière
condamnable** (mais libre à vous de tester la plate-forme en elle-même).
:::::
@ -58,33 +58,56 @@ L'interface `wg0` correspond à la porte d'entrée du trafic Internet. C'est ell
que vous devez garder avec attention.
Votre passerelle répond aux `ping`, une fois la connexion établie, vous devriez
pouvoir `ping 2a01:e0a:2b:2252::1`.
pouvoir :
```
ping 2a01:e0a:2b:2252::1
```
IPs et domaine de test
----------------------
En plus de vous fournir une IPv6, vous disposerez d'un nom de domaine ainsi
qu'une délégation sur un sous-domaine.
### Les IP
Commencez par demander un nom de domaine *Association simple*, dans un premier
temps. Ceci créera un domaine qui vous permettra d'accéder à votre machine sans
avoir à connaître son IP.
En plus de vous fournir une IPv6 publique, vous disposerez d'un sous-domaine
propre ainsi qu'une délégation sur un domaine.
Dans un deuxième temps, nous verrons comment tirer parti de la délégation. Vous
pouvez l'ignorer pour le moment.
Notez que vous ne disposez pas d'IPv4 publique (c'est-à-dire routable sur
Notez que vous **ne disposez pas** d'IPv4 publique (c'est-à-dire routable sur
Internet), vous disposez seulement d'une IPv6 publique. L'ensemble de vos
services sont cependant accessibles également en IPv4, car Maatma centralise
services seront cependant accessibles également en IPv4, car Maatma transmet
les requêtes faites en IPv4 et les distribue entre vos IPv6, **lorsque le
protocole permet de faire cette distribution**. Par exemple, HTTP et HTTPS le
protocole permet de faire cette redistribution**. Par exemple, HTTP et HTTPS le
permettent, mais pas SSH. Vous ne pourrez donc pas vous connecter en SSH via
l'IPv4 de Maatma.
l'IPv4 de Maatma (ni en utilisant votre domaine).
Voici un schéma reprenant ces explications :
![Schéma du tunnel mis en place par Maatma](maatma-tun.png)
On voit bien que l'IPv6 est connectée directement au tunnel, mais que l'IPv4
passe par une étape de sélection.
passe par une étape de sélection. Les protocoles qui exposent le domaine de
destinations tels que HTTP et HTTPS sont donc routés vers vos machines
virtuelles respectives.
### Les domaines
Dans l'interface de Maatma, vous avez la possibilité de demander un simple
sous-domaine (*Association simple*) : ceci créera un domaine qui vous permettra
d'accéder à votre machine sans avoir à connaître son IP. Avec l'*Association
simple* Maatma gère le serveur de noms, vous n'avez rien à faire.
Dans un deuxième temps, nous verrons comment tirer parti de la délégation. Vous
pouvez l'ignorer pour le moment.\
::::: {.question}
##### J'ai un nom de domaine perso, puis-je l'utiliser ? {-}
Oui ! Que ce soit pour l'association ou pour la délégation, un bouton est
disponible pour vous permettre de dédier un sous-domaine de votre domaine
personnel. Vous aurez à faire quelques configurations dans votre zone DNS, mais
tout est expliqué clairement dans la boîte de dialogue.
:::::

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@ -3,6 +3,14 @@
Délégation de nom de domaine
============================
Ça y est, votre vitrine est sécurisée ! Néanmoins, nous avons un peu
triché car vous ne contrôliez pas le nom de domaine de votre
vitrine. C'était Maatma qui vous fournissait un domaine, un peu comme
si vous créiez un blog Wordpress et utilisiez un domaine
xxxx.wordpress.com fourni par le gestionnaire du service.
Nous allons maintenant gérer notre propre domaine.\
La deuxième solution proposée par Maatma est une délégation de nom de domaine.
Alors que jusque-là, c'était les serveurs DNS de Maatma qui répondaient aux
requêtes DNS, avec la délégation, ce sera à vous, dans votre VM, de répondre

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@ -0,0 +1,215 @@
Sécuriser les alentours
-----------------------
Avant de commencer votre travail, il est important de mettre en place
un minimum de sécurités pour anticiper les menaces potentielles.
### Identifier les menaces
Il y a deux grandes catégories de menaces lorsque l'on rend visible
une machine sur Internet :
- les scans automatiques ;
- les individus/organisations.
Dès qu'une machine est accessible sur Internet, celle-ci est scannée
par des robots de nombreuses entités qui récoltent des informations ou
même tente des attaques classiques.
Voici des exemples :
- [Shodan](https://www.safetydetectives.com/blog/what-is-shodan-and-how-to-use-it-most-effectively/),
- [Wordpress/phpMyAdmin et autres scanner vulnérabilités](https://cirt.net/Nikto2),
- [installation de site Wordpress avant même que l'administrateur ait connaissance de l'adresse](https://portswigger.net/daily-swig/wordpress-sites-getting-hacked-within-seconds-of-tls-certificates-being-issued).
Généralement, notre machine ne sera pas ciblée directement par un individu ou
une entité, à moins d'avoir fait l'objet d'un scan rapportant des brèches
intéressantes (version de logiciel vulnérable, OS déprécié, port connu ouvert,
mots de passe par défaut, ...). Il est donc très important d'apparaître le plus
neutre possible sur les scans automatiques, en exposant le strict minimum
d'information et de services.
![Capture d'écran des informations relevées par Shodan pour nemunai.re](shodan-nemunai.re.png)
::::: {.warning}
Le site Shodan.io est une source d'information pertinente, mais il ne faut pas
se contenter de ces infections qui ne sont pas exhaustives. D'autres robots
peuvent récolter et tester bien plus en profondeur chaque service/port exposé.
:::::
### Réduire la surface d'attaque
Pour garantir qu'aucun service n'échappe à notre vigilance, nous allons mettre
en place un pare-feu.
Sur un serveur Linux fraîchement installé, aucune règle de filtrage n'est
appliquée. (Sur certaines version Desktop de distribution, un pare-feu est
configuré pour n'accepte aucune connexion entrante).
Avant de commencer notre filtrage, regardons quels programmes sont en écoute
sur notre machine :
```
ss --listen --numeric --processes --tcp
ss --listen --numeric --processes --udp
```
La commande `ss` affiche la liste des programmes qui écoutent (ont `bind(2)`
puis `listen(2)`). Chaque ligne affichée est une porte d'entrée pour de
potentielles vulnérabilités, on s'assure donc que l'on a une confiance absolue
envers chaque programme listé.
::::: {.exercice}
Si à ce stade vous avez plus qu'un serveur SSH, trouvez le fichier qui démarre
les autres daemons pour faire en sorte qu'ils ne soient pas lancés inutilement
:::::
### Atténuer les menaces
Avec `ss`, nous sommes en mesure de savoir précisément de quels ports nous
avons besoin d'ouvrir sur notre machine. Cependant, nous faisons face à 2
problèmes :
- on ne peut pas limiter facilement avec `bind(2)` les IP auxquelles on
voudrait autoriser l'accès du service (par exemple : tout Internet n'a pas
besoin d'accèder à notre serveur SSH, on en a seulement besoin pour
administrer notre serveur, on arrivera sans doute d'une IP connue d'avance),
- et si d'autres programmes se mettent à écouter sur des ports pendant le cycle
de vie d'un autre programme ?
Pour réduire les risques, nous devons mettre en place des règles de pare-feu.
Le pare-feu est un élément du noyau qui vient s'interposer dans les flux réseau
pour individuellement prendre une décision sur chaque paquet ou éventuellement
l'altérer. Il va par exemple être sollicité juste avant de transmettre à
l'espace utilisateur un paquet qui arrive d'une interface réseau (on parle de
paquet entrant).
Nous pourrions donc aisément filtrer le port 22 (utilisé par le serveur SSH)
pour limiter à certaines IP le droit d'accéder à ce port.
En fait, on utilise un pare-feu surtout en liste blanche. C'est-à-dire que l'on
interdit de base tout paquet entrant, SAUF ceux qui nous intéressent. On est
alors assuré que si un programme se met à écouter sur un port en dehors de
notre surveillance, il ne sera pas joignable car les paquets qui lui seront
destinés seront bloqués par le pare-feu du système.
### Mise en place du pare-feu
Le pare-feu du noyau Linux est `netfilter`. On interagit avec lui avec des
appels systèmes, et de nombreux logiciels permettent de gérer plus ou moins
facilement les règles.
Il y a 2 implémentations de référence :
- `iptables` : utilisé depuis 1998, il est aujourd'hui présent et utilisé par
la majorité des administrateurs système.
- `nftables` : stable depuis 2021, il tend à remplacer `iptables`, aux
fonctionnalités vieillissantes (séparation IPv4/IPv6, vitesse de traitement,
...).
Quelque soit la distribution, vous pourrez installer le paquet au nom de
l'implémentation que vous souhaitez utiliser. Dans la suite, nous allons
utiliser `nftables`, mais libre à vous d'utiliser l'implémentation de votre
choix.
Pour afficher la liste des règles actuellement appliquées, on utilise les
commandes suivantes :
```
nft list ruleset
```
ou avec `iptables` :
```
iptables -t $TABLE --list
ip6tables -t $TABLE --list
```
On remarque qu'avec `iptables` on ne peut pas avoir accès à toutes les règles, on
ne peut les afficher que par TABLE et selon la version IPv4 ou IPv6. La table
`filter` est la table par défaut et celle que l'on uti lisera le plus, mais il
y a aussi `nat`, `mangle`, ...\
::::: {.warning}
Faites attention lorsque vous changer les règles de pare-feu à distance, car
votre connexion passe par ce pare-feu. Si vous bloquez toutes les connexions
entrantes avant d'autoriser votre connexion SSH, vous vous retrouverez à la porte.
Dans le contexte de ce TP, vous avez accès à la console dans votre hyperviseur
pour remédier à la situation, mais parfois vous pouviez n'avoir comme solution
que le redémarrage (les règles ne sont pas persistantes), voire le déplacement
dans le datacenter, si vos règles sont chargées automatiquement au démarrage !
:::::
Avant d'interdire toutes les connexions entrantes, nous allons donc autoriser
notre connexion SSH ! On commence par créer une table :
```
nft add table inet <mytable>
```
Le paramètre `inet` indique que l'on souhaite créer une table qui agira sur le
trafic IPv4 et IPv6 à la fois ([voir les autres types de table
supportés](https://wiki.nftables.org/wiki-nftables/index.php/Nftables_families)).
Au sein de notre table, nous allons maintenant créer une chaîne de règle. C'est
ici que l'on va indiquer à quel `hook` du noyau on souhaite s'accrocher :
plutôt les paquets entrant, sortant, traversant, ...
```
nft add chain inet <mytable> <mychain> '{type filter hook input priority 0; }'
```
On va donc créer ici une chaîne nommée `mychain`, agissant en filtrage
(`filter`) sur tous les paquets entrant (`input`). On crée l'équivalent ici de
la chaîne `INPUT` de la table `filter` d'`iptables` et `ip6tables` mélangés.
Cela permet d'indiquer au noyau à quel niveau on souhaite appliquer ces
règles.
Ajoutons justement notre première règle pour autoriser les connections
SSH :
```
nft add rule inet <mytable> <mychain> tcp dport 22 accept
```
Au sein d'un chaîne, sauf rares exceptions, les règles sont évaluées
séquentiellement et la première décision qui valide les conditions est retenue.
Dans notre exemple ci-dessus, la décision est d'accepter (`accept`) le paquet :
si aucune règle n'existe avant, validant aussi les conditions, cette règle sera
la dernière d'un paquet TCP à destination du port 22, il sera ensuite délivré à
l'espace utilisateur.
Vous devriez prendre connaissance des [conditions possibles sur lesquelles
filtrer les
paquets](https://wiki.nftables.org/wiki-nftables/index.php/Quick_reference-nftables_in_10_minutes#Matches)
et les [décisions possibles pour un
paquet](https://wiki.nftables.org/wiki-nftables/index.php/Quick_reference-nftables_in_10_minutes#Statements).
Enfin, changeons la politique par défaut pour les paquets entrant pour lesquels
aucune décision n'a été prise, qui est d'accepter tous les paquets, vers la
politique `drop`, qui envoie vers un trou noir les paquets qui n'auront pas
étéacceptés dans la chaîne.
```
nft add chain inet <mytable> <mychain> '{ policy drop; }'
```
Eh voilà ! vous êtes en sécurité.
::::: {.exercice}
Faites en sorte maintenant de limiter les connexions SSH à votre IP ou à la
plage d'IP susceptible de se connecter, plutôt que d'accepter toutes les IP.
:::::

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@ -1,47 +1,59 @@
\newpage
Vitrine
=======
Vitrine sécurisée ?
-------------------
Avant de commencer votre travail, il est important de mettre en place
toutes les sécurités nécessaires au bon déroulement de votre mise en
production. Vérifiez qu'aucun service n'écoute inutilement sur
Internet, et renforcez cela au moyen d'un pare-feu (`iptables` ou
`nftables` par exemple).
Faites le tour des configurations afin de vous assurer qu'elles sont
suffisamment durcies. Pensez à noter vos changements, vous devrez les
reporter dans un fichier au prochain TP !
À ce stade, vous devez suivre les recommandations de l'ANSSI que vous
jugez adaptées à votre déploiement :
<https://www.ssi.gouv.fr/guide/recommandations-de-securite-relatives-a-un-systeme-gnulinux/>
Ma première vitrine
-------------------
Sur le domaine `login-x.adlin2024.example.tld`, déployez une vitrine
d'entreprise basique. Vous n'allez pas déployer tout un Wordpress, mais un
simple lot de pages HTML ... générées avec Hugo.
Sur Maatma, [vous avez pu demander un
sous-domaine](https://adlin.nemunai.re/maatma/domains)/*Association simple*,
qui vous a attribué un nom de domaine (ou vous avez pu choisir d'utiliser un
sous-domaine de votre propre nom de domaine).
::::: {.exercice}
L'idée maintenant, ce sera de déployer sur le domaine
`login-x.adlin2024.example.tld`, une vitrine d'entreprise basique. Vous n'avez
pas nécessairement besoin de déployer tout un Wordpress : un simple lot de
pages HTML ... générées avec Hugo, fera l'affaire.
:::::
Vous aurez pour cela besoin d'un serveur web, dont le choix est laissé à votre
discrétion.
:::::
Une fois votre serveur web configuré et votre vitrine déployée, accédez à votre
domaine depuis votre poste pour constater la bonne marche de l'installation
(vous aurez sans doute à adapter les règles de votre pare-feu).
Vitrine sécurisée
-----------------
Dès que l'on déploie un nouveau service, qui plus est à destination de tout
Internet, comme c'est le cas ici pour notre vitrine, il convient de faire
particulièrement attention à la sécurité du service. Même dans le cas d'une
simple vitrine, de nombreux éléments de configuration peuvent rendre
l'installation sujète à des attaques.
Dans le cas d'un site web, nous retrouvons un guide de l'ANSSI dédié :\
<https://www.ssi.gouv.fr/uploads/2013/05/anssi-guide-recommandations_mise_en_oeuvre_site_web_maitriser_standards_securite_cote_navigateur-v2.0.pdf>
![Le guide de recommandations de l'ANSSI pour les sites web](anssi-guide-recommandations_mise_en_oeuvre_site_web-couverture.png){width=22%}
::::: {.exercice}
Vous pouvez utiliser les services de [Let's Encrypt](https://letsencrypt.org/)
pour obtenir un certificat TLS.
Le guide est une nouvelle fois fort passionant, mais nous nous concentrerons
aujourd'hui exclusivement sur la recommandation R1 : *Mettre en œuvre TLS à
l'état de l'art*.
Entre autres, il s'agit déjà de disposer d'un certificat valide pour votre
vitrine.
:::::
Vous pouvez utiliser les services de [Let's Encrypt](https://letsencrypt.org/)
pour obtenir un certificat TLS.\
::::: {.warning}
Compte tenu [des limitations
@ -57,7 +69,26 @@ l'interface de Maatma pour pouvoir l'utiliser.
:::::
Let's Encrypt est une entitée qui génère de manière automatisée et gratuitement
des certificats TLS, dans le but de sécuriser l'accès aux services d'un domaine
(que ce soit pour utiliser HTTPS, SMTPS, FTPS, ...).
Une fois votre serveur web configuré et votre vitrine déployée, accédez à
votre domaine depuis votre poste pour constater la bonne marche de
l'installation.
Leur service repose sur un test de propriété du domain, qui peut être réalisé
de différentes manière (`http-01`, `dns-01`, ...). Une fois le test de
propriété validé, il est possible de faire émettre un certificat pour une durée
de 90 jours, pour le domaine validé.
Ce court délais permet d'éviter d'avoir trop de révocations, mais cela implique
aux administrateurs d'automatiser la gestion des certificats (par exemple via
une tâche *cron* qui va régulièrement venir renouveler les certificats et
relancer les services qui les utilisent).
De nombreux programmes sont disponibles pour exploiter le [protocole
ACME](https://www.rfc-editor.org/rfc/rfc8555) : citons notamment
[`certbot`](https://eff-certbot.readthedocs.io/en/stable/index.html)
(implémentation officielle, mais dont l'installation et l'usage tendent à se
complexifier même dans le cas des installations les plus simples), ou
[`dehydrated`](https://github.com/dehydrated-io/dehydrated) (qui fourni un
script dont le seul but est de générer un certificat sur une installation
existante, avec moins de dépendances à l'installation). Mais de nombreux autres
projets sont tout aussi viables pour utiliser le protocole ACME.